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Franz Kafka « devant la loi »





Du 9 mai au 4 juillet,

l'Espace d'art contemporain Eugène Beaudouin consacre une exposition à l'oeuvre, à la vie et au mythe de l'écrivain pragois

Franz Kafka.

Créée en 2002 à l'occasion de la saison tchèque en France au musée du Montparnasse, cette exposition revient sous un aspect légèrement transformé, à l'espace d'art contemporain Eugène Beaudouin. Pour l'occasion, de nouveaux artistes font leur apparition et d'autres ont modifié leurs créations. De même, de nouvelles vidéos ont été créées. Mais, pour l'essentiel, elle demeure une plongée dans l'univers de ce grand écrivain qui est aussi passé à la postérité pour ses écrits intimes (lettres et journaux).

Vision d'artistes

Admiré par les plus grands écrivains et penseurs du 20e siècle (de Sartre à Nabokov, de Blanchot à Borgès, de Bataille à Deleuze), Kafka n'a que très peu intéressé le monde de l'art. C'est pour pallier ce manque que 28 artistes (peintres, sculpteurs, artistes conceptuels, photographes et vidéastes) ont été conviés à nous faire don de leur vision personnelle de ces écrits qui traversent le temps en s'enrichissant sans cesse et de cette figure hautement aimable, fascinante et énigmatique. À l'exception des premières gravures de Sergio Birga exécutées pendant les années 70, toutes les oeuvres ont été créées pour cette manifestation. Un vidéo catalogue sera projeté lors de l'exposition.

Les artistes exposant

l Santiago Arranz l Sergio Birga l Albert Bitran l Hans Bouman l Gianni Burattoni l Olivier de Champri l Valerio Cugia l Gerardo Dicrola l Benoît Tranchant

l Luce Delhove l Frank Delorieux l Nathalie Du Pasquier l Andrea Fortin

l SolangeGalazzo l Anne Gorouben l Denise et Claude Jeanmar l Laurie Karp

l Bernard Lacomb l Catherine Lopès-Curval l Ruben Maya l Esther Segal

l Didier Tolla l Jack Vanarsky l Nick Wadley

Autour de l'exposition

L'exposition sera accompagnée d'un débat. Gérard-Georges Lemaire, commissaire de l'exposition ,historien et biographe de Kafka, débattra avec les artistes du rôle de l'écrivain dans leurs créations plastiques. Cette rencontre se tiendra le 6 juin, à partir de 15h30 heures à l'Espace d'art contemporain Eugène Beaudouin.

L'exposition se tiendra Du 9 mai au 4 juillet. Vernissage le 8 mai de 16 h à 22h.

Espace d'art contemporain Eugène Beaudouin, rue Lafontaine bat F résidence universitaire Jean Zay. Ouvert les vendredi, samedi et dimanche de 14 h 30 à19 h. Rens. sur www.espacebeaudouin.com

Contact Yvon Mutrel 06 72 84 81 12

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Construire sa lumiere
envoyé par 70c7d88d0181e9b3470b8fe29. - Futurs lauréats du Sundance.

Eugène Beaudouin
Vernissage le jeudi 25 mars 2010 à partir de 18 h
Ouvert du vendredi au dimanche de 14 h 30 à 19 h Autres jours sur rendez-vous

Du 26 mars au 25 avril 2010

CONSTRUIRE SA LUMIERE



La lumière composante magique des plus belles oeuvres de l'art classique, moderne et contemporain sera le thème de l'exposition « CONSTRUIRE SA LUMIERE » proposée par l'espace Beaudouin. d'Antony.

Cette exposition réuni les photographes Denis Baudier et Philip Provily , les plasticiens Eric Michel, Christian Parquet, Vincent Dulom, Jaidho Marinho, Dominique Devarine, le peintre yvon Mutrel commissaire de l'exposition.

Cette exposition montre à travers différentes pratiques ( installation, vidéo, photo et peinture) les procédés utilisés pour que s'opère ce moment magique ou la couleur et le matériau passant en lumière donnent à l'oeuvre son intemporalité, son immatérialité et toute sa dimension poétique et spirituelle.

YM

Denis Beaudier « Méditations géométriques »

Quelque part entre photographie et sculpture, photographie et peinture, Denis Baudier se consacre depuis quelques années à la nature morte, à la "Méditations géométriques"

Quelque part entre photographie et sculpture, photographie et peinture, Denis Baudier se consacre depuis quelques années à la nature morte, à la façon d'un Morandi du XXIème siècle. Toute sa vie, le maître de Bologne à peint et repeint jusqu'à l'obsession une poignée d'objets posés sur une table. Denis Baudier, lui aussi, affectionne ce type de dispositif à la fois domestique et minimal. Dans ces "Méditations géométriques", il a photographié au flash quelques planches de mélaminé posées sur une table. Ce qui l'intéresse à l'évidence dans ce travail, ce n'est pas la matière, mais l'espace, un espace pur, neutre, désubstantialisé, où, sous l'effet de l'ombre et de la lumière, émergent des figures issues du monde euclidien : carrés, triangles, rectangles, octogones.

L'originalité du travail tient pour beaucoup à ce que ces figures ne sont pas saisies comme des formes figées, abouties, définitives, mais au contraire, comme des figures en gestation, fragiles, encore hésitantes quant à leur devenir.
Le philosophe belge Van Lier a vu dans cette série des corrélations avec les travaux du mathématicien allemand Felix Klein, qui au XIXème siècle, a justement fait évoluer la notion de géométrie, en s'intéressant moins aux formes géométriques sen tant que telles et à leurs propriétés, qu'à la façon dont elles peuvent se transformer les unes dans les autres. Denis Baudier, où le mariage improbable entre photographie, géométrie et mathématiques...

Denis Baudier, lui aussi, affectionne ce type de dispositif à la fois domestique et minimal. Dans ces "Méditations géométriques", il a photographié au flash quelques planches de mélaminé posées sur une table. Ce qui l'intéresse à l'évidence dans ce travail, ce n'est pas la matière, mais l'espace, un espace pur, neutre, désubstantialisé, où, sous l'effet de l'ombre et de la lumière, émergent des figures issues du monde euclidien : carrés, triangles, rectangles, octogones.
L'originalité du travail tient pour beaucoup à ce que ces figures ne sont pas saisies comme des formes figées, abouties, définitives, mais au contraire, comme des figures en gestation, fragiles, encore hésitantes quant à leur devenir Le matériau de base utilisé par Denis Baudier est la lumière qui donne aux images qu'il construit lors des prises de vues une matérialité d'une extrême légèreté.son process créatif répond parfaitement aux attentes exprimés par lors de l'exposition Construire sa lumière



Dominique Devarine

Dès leur origine, les théories de la lumière n'ont eu de cesse d'aborder le phénomène de la couleur du point de vue d'une suite structurée. Avec et après Newton, on dénombrera dans une course descriptive à la structure un nombre toujours plus restreint de couleurs, de sept à trois. Une double polarité de scientificité et de poéticité en sous-tend l'articulation. On reprochera ainsi à Newton avec ses sept couleurs une attirance pour l'arc-en-ciel et le chiffre 7. De Barnett Newman à Vantongerloo, ces références traversent comme une veine souterraine l'histoire de l'art.

D'une certaine manière, mais aussi dans une filiation évidente à l'art Concret, Dominique de Varine joue de cette histoire. S'il risque la structure avec ses traits de couleurs (néon et crayon de couleur), c'est pour la diffracter et la retourner, y introduisant des effets de boucle, vers la couleur. La vibration de la couleur et la vibration de la structure s'entremêlent à la matérialité du vide, son autre champs d'action.
François Dedors





Vincent Dulom

ÉCARTÉ D'OMBRE

Elle. La peinture. Interdit le peintre. Lui.
/
Lui. Sans pouvoir peint. Stupéfait.
/
Lui. Ne fait pas sans la retenir. Juste.
/
Elle. Du Non-lieu.
/
Lui. Innocent. Ne peux rien faire pour la voir jaillir sauf attendre et faire attention. C'est L'autre.
/
L'autre. L'envie, le désir et l'intention la guident.
/
Lui. Attend pour l'accueillir.
/
(Dans l'attente)
Lui. Travaille à l'effondrement de l'image.
/
(De la couleur en puissance)
L'autre. La révèle. Inconnue familière.
/
L'autre. L'écart la crée.
/
(Apparemment sans traces de lui)
L'autre. Elle. En regard. Apparaît.
/
L'autre. Miracle modeste de la vie.
Présent d'éternité.
/
Elle. Lui. Le regard laisse voir la vie.
/
Elle. S'impose à lui. Lui échappe. Libre.
/
Elle. Lui. L'écarte.
/
Lui. Dépossédé d'elle. S'efface.
Lui. Elle. Le regard de l'ombre, le devenir,
l'être même.
/
Elle. Attente au temps.
/
L'autre. L'ombre trouble le regard.
L'entretien.
/
Elle. Écarte le regard de l'image. Sous le voile d'ombre. Disparaît Pour l'autre.
/
(Regard perdu)
Lui. En elle une béance d'être, un passage.
Un ailleurs.
/
Lui. Elle. Vit dans ce regard. Viens-y.
/
/
Elle. Lui. L'autre. C'est le monde.
/
Elle. Mon corps est pensée et défaite.
/
Lui. Présent suspendu du regard s'abîmant.
Pensée béante à l'univers.
/
Elle. Plie l'être au regard.
/
Lui. Voit l'être devant l'éternité.
/
Elle. C'est son monde.
/
Lui. Trou noir ou fovéa.
/
Elle. À défaut de lumière ouvre un regard dans l'ombre.
/
Elle. Son infini et sa fin.
/
Lui. Son infini et sa fin.
/
L'autre. C'est tout.

Vincent Dulom .



Jaildo Marinho

« Des règles strictes et maîtrisées »

Depuis quelques années, on n'ignore pas les chevauchements établis entre la peinture et la troisième dimension par des jeunes artistes ou d'autres appartenant à des générations intermédiaires Jaildo Marinho, non seulement cultive cette ambivalence, mais le revendique comme axe structurel de son écriture, telle une passerelle entre l'espace et la matière, dont l'esprit de géométrie définit la rigueur et la cohérence.
Héritier du BAUHAUS, par conséquent, du constructivisme historique, il ne renie le legs de ses aînés, mais autant son travail pictural que la conception de ses ossatures obéit à une méditation revisitée sur l'ordre construit, mâtiné de réalité sensible.
Pourtant à l'écart de toute altération ou dérive symbolique, de la planéité à la ligne et au volume, Jaildo Marinho instruit ses oeuvres à partir d'un processus intellectuel qui s'en tient principalement à la spécificité de son matériau, en refusant les caprices du hasard. Tout y est méthodiquement conçu et ajusté, dans la simplification des formes et des blocs, où l'artiste ne trouve la liberté que dans la discipline.

Mais qu'il s'agisse de peinture ou de sculpture, outre l'inclination à l'ascèse et la quête de la forme pure, s'impose une constante : le règne de ligne, verticale, horizontale ou oblique, souvent démultipliée en intervalles équidistants, elle marque de ses pouvoirs ses pièces en marbre ou en granit, ou ses compositions à l'acrylique sur bois. Au sein de ces trames graphiques en extension, il est essentiellement question de rythmes et de proportions, de dosages plutôt que de différences. Mais pas d'égarements rétiniens, car l'artiste ne recherche pas les frémissements optiques du mouvement simulé. Ses repères sont stables. Ce qui prévaut, ici, c'est la juste scansion des lignes debout, couchées ou transversales, la clarté de leur positionnement calculé, sur des aires ou des substances qui jouent davantage sur les variations tonales que sur les rehauts chromatiques.
En effet, dans la pratique picturale de Marinho, exceptées les marges et la blancheur tranchantes des lignes, ses vantaux quadrangulaires en bois privilégient globalement les non - couleurs, et possèdent la particularité de faire corps avec le mur, par des ouvertures calibrées à la claire-voie, sinon des hautes fenêtres, qui en annulant les limites du châssis, élargissent le champ de lecture du regardant , et intègrent l'oeuvre à son environnement.
Le même continuum se produit avec sa sculpture. Articulée en plusieurs unités, généralement deux, elle alterne le noir et le blanc, puissants révélateurs des incisions linéaires, et apparaît, dans sa gravité minérale, comme un prolongement indissociable du site où elle s'insère.
Parfois, elle se manifeste par des formes circulaires encastrées à la base, où l'on perçoit une connotation religieuse chère aux Japonais, l'une levée, l'autre à même le sol ; d'autres fois, c'est un cube noir en équilibre sur un côté, qui repose sur un socle de couleur semblable, ou alors deux carrés opposés en légère lévitation, qui suscitent des tensions acérées ; ou encore, deux mini- architectures carrées, agencées à la manière d'un dossier, dont les tessitures soyeuses réfléchissent une lumière irradiante.

On l'aura saisi, les oeuvres bi ou tri- dimensionnelles de Jaildo Marinho ne s'éloignent jamais de leurs assises géométriques et de leurs épidermes striées, qui réverbérant des partitions mélodieuses dans la synthèse renouvelée de leurs interactions. Bâties sur des règles strictes et maîtrisées, avec une radicale économie de moyens, elles canalisent les énergies dans leurs réseaux graphiques tendus vers l'infini, et l'on sait, selon Stefan ZWEIG, que « plus un esprit se limite, plus il touche par ailleurs à l'infini »

Gerard Xuriguera Paris 2002



Eric michel

Le travail d'Eric Michel s'appréhende par couches successives de sensations. Car si l'art conceptuel traverse son oeuvre, celle-ci reste intimement liée au domaine du ressenti. Sa quête de l'immatériel n'est pas une pure abstraction. Chaque installation est un moyen d'en faire l'expérience. L'artiste interroge nos rapports au réel, jouant sur la frontière du matériel et de l'immatériel, tel un intermédiaire, un « passeur », selon ses mots . Mais Eric Michel a bien conscience de l'inaccessibilité du but qu'il s'est fixé. Seul compte pour lui l'exploration. Le cheminement prévaut sur la finalité. A la différence du charismatique Yves Klein qui nous offrait les « cendres de son art », Eric Michel est bien décidé à nous faire partager ses expériences physiques et spirituelles.

D'abord la dimension haptique de son travail surprend et cette sensation de « toucher du regard » nous envahit. Vient s'ajouter à cet effet purement physique une émotion, une résonnance intérieure. La source lumineuse qui éclaire, qui révèle -question récurrente en histoire de l'art- devient un sujet en soi et trouve sa puissance magnétique dans le monochrome et les couleurs fluorescentes. Loin de révéler un univers aseptisé, néons et pigments purs, hérités de l'esthétique des années soixante-dix, créent une atmosphère transcendantale neutre. Ce « bain lumineux » confère à l'espace une dimension tout à fait autre et alimente l'ambivalence entre fascination et retrait. L'artiste déstabilise notre perception et parvient à créer des « états visuels particuliers » comme disait Donald Judd au sujet de Dan Flavin.

La matérialité de la lumière nous absorbe jusqu'à nous plonger dans une profonde immersion propice à la méditation. Ce même phénomène d'imprégnation que James Turrell met oeuvre dans ses installations. Là aussi on refuse tout pathos. Aucune visualisation d'un sentiment, encore moins d'un moi intérieur. Le sujet est évacué au profit de l'effet. Eric Michel nous invite à faire l'expérience de la Profondeur ; mais qu'est-ce que la Profondeur sinon quelque chose d'ineffable ?

Rébecca FRANCOIS
Historienne de l'art contemporain



Le Passeur

J'aime la lumière.
Elle est le véhicule privilégié de ma sensibilité, de mon oeuvre.
Elle coule dans le fleuve de nos vies, elle irradie notre univers.
Elle ouvre la porte.
La lumière a ceci d'unique, d'être à la fois de nature corpusculaire et ondulatoire, matérielle et immatérielle.
Et pour moi, l'artiste se doit d'être un passeur, précisément du matériel vers l'immatériel, du réel vers l'imaginaire, vers la sensibilité pure.
Quoi de plus naturel, pour un tel engagement, que le choix de la lumière comme vecteur de ses propositions.
La lumière comme médium, donc, mais pourquoi pas comme finalité ?
Ai-je vraiment choisi la lumière ? Ne s'est-elle pas imposée ?
La lumière parle.
Je l'entends,
Parfois

Eric, Rome 2007



Yvon Mutrel

Depuis toujours la pratique artistique de Mutrel a consisté à appréhender la problématique de la lumière.
C'est d'abord par la couleur et ses qualités spécifiques longuement développées au 17eme siècle par Goethe dans son toujours actuel traité des couleurs.,
C'est aussi que la mise en relation des couleurs les une avec les autres dans des formes spécifiques et uniques confère à l'oeuvre de Mutrel cet instant magique qui éclaire de l'intérieur le tableau d'une façon presque miraculeuse.
A cette période de son évolution cette pratique de la couleur l'on conduit vers cette absolu où la couleur de par son effacement et sa presque disparition n'est plus qu'une trace lumineuse qui nimbe l'espace offert à l'oeil du spectateur qui à son tour doit s'approprier l'oeuvre et la faire revivre avec sa propre sensibilité et sa propre histoire.
Pour cette exposition Mutrel a également mis en action un procédé simple qui sera animé par la lumière elle-même.
Il s'agit d'utiliser du papier photographie (écrire avec la lumière) sur lequel l'artiste a avec de l'eau ou de la salive exécuté des paysages abstraits.
Les dessins terminés le papier photographique ne sera pas trempé dans le bain de fixation que les laboratoires utilisent après le tirage de la photographie.
Durant l'exposition la lumière va donc continuer son action sur les composants chimiques du papier photographique qui en fin d'exposition ne portera plus traces de l'oeuvre qui y était inscrite.

En taille réel deux des six papiers photographiques subissant l'action de la lumière du jour.



Christian Parquet

"Lumière captée, détournée, révélée...
Mes tableaux ne changent pas radicalement suivant la position du regardant et la qualité de la lumière, mais se livrent de façon différente, libèrent certains aspects, en cachent d'autres. La lumière naturelle permet à l'oeuvre d'exister dans l'espace temps."



Phillip Provily

« La lumière parle »

Ce travail photographique révèle de manière douce et subtile une face poétique de la ville, quand le soleil dépose des traces sur les murs et que les jeux de lumière se transforment en une atmosphère vivante dont les figures laissent une grande place à l'imagination. Chacun peut se laisser embarquer dans un voyage imaginaire loin des images parfois oppressantes renvoyées par les espaces.









Du 10 février au 14 Mars 2010, Vernissage le 10/02/10 à partir de 18h.


Making off de l'Expo Jeune creation 1951-2010




le Teaser du film :
"Jeune Création Jeune Peinture"
de Claude Yvans & le comité Jeune Création 2009
5 MN
le film dure actuellement 1H 36




Arnaud Aimé

"délires d'oiseaux n'intérresse pas l'arbre"

le titre
"rapports de force" technique crayon sur 180 grs dimensions 100 x 100 cm




Allavena Jérôme

Tour à tour généticien, cartographe, traducteur, mathématicien, j'ai établi un rapport qui va au-delà de la simple observation avec la nature instable du dessin. A mi-chemin entre l'abstraction pure et la représentation,

sa vertu est sa fluidité. Quand je déconstruis un dessin, je fais perdre au trait, à la ligne claire, sa notion de vide et de plein pour non seulement le rendre abstrait mais aussi pour souligner que la ligne suggère toujours une suite illimitée.




Estèla Alliaud

Ruines ou architectures, chutes ou envols. Les installations d'Estèla Alliaud nous apparaissent instables, soit parce qu'on les sait menacées soit parce qu'on assiste à cette transformation. Perpétuellement au bord de l'effacement.

La photographie est ici utilisée comme une capture de l'instant où tout bascule. À travers ces clichés, l'artiste nous parle de la perte, du reste - à la fois. Image d'un désastre et image d'une résistance.




Mariano Angelotti Notarbartolo

Peut-être ai-je dans le sang une maladie incurable, celle de vouloir emprisonner mes souvenirs. Je viens d'une lignée d'immigrés italo-argentins, enclins à l'exil et de là entre autre viens le fait que mes tableaux pour la plupart sont des souvenirs,

au sens strict du terme. Je dessine d'après nature et de retour à l'atelier, il s'agit pour moi de retrouver ce qui m'a ému, fasciné, ce que j'ai aimé. Faire monter à la surface le souvenir de la chose contemplée,

pour qu'il vienne (le souvenir) prendre la place de ce qui fut. La mise en forme du souvenir des choses vues est forcément déformant, il opère une métamorphose vers un monde intime, vers un paysage intime......




Aurèlie Tomas Bouil

Dans mes peintures, je procède par un jeu de construction et déconstruction où l'espace figuratif se confronte à l'espace pictural.Cette construction passe par l'assemblage de formes plastiques et sémantiques simples unitaires.

Ainsi la montagne, la maison, le ciel, l'eau sont des éléments récurrents qui construisent un paysage sans cesse réinventé par de nouvelles combinaisons.

La confusion des éléments plastiques, les superpositions, la coexistence de formes réalistes avec des formes plus schématiques, la ligne droite introduisent des perturbations dans la perception de l'espace figuré et font surgir une réalité ambiguë.

La composition plastique fait apparaître alors un paysage fantasmé étrange et irréel.




Karem Arrieta

Au fil des années, j'ai mis en place une sorte de méthode de travail picturale, inspirée de l'idée d'un projet, qui regroupe toutes les facettes des portraits d'enfants. Vu l'étendue de la chose, des limites sont logiquement apparues et se sont imposées,

délimitant du coup mon champ de travail aux documents et peintures traitant de l'enfance, allant de la fin du XIXème siècle au début du siècle dernier.

Ces images sont traduites dans le contexte de la peinture et du dessin, en rapport avec l'histoire de l'art en général et la peinture en particulier.




Sandra Aubry & Sébastien Bourg

Ces deux pièces, Horloge et Foyer, sont des volumes, des images et des espaces symboliques, faisant sens par le détournement et la relecture de formes iconiques connues. Elles jouent sur la projection, l'identification ou l'aliénation que suggèrent les objets et les images actuelles dont elles sont issues, entre vision désillusionnée et esthétique ludique.

Ce sont des vecteurs qui conditionnent, dirigent, ouvrent ou ferment des espaces de projection et d'élaboration.




Karine bedjidian

La réalité n'a pas de cadre, elle entoure et contient toute chose, incommensurable. A travers la peinture, je m'en empare en en découpant des fragments que je réduis, afin, en somme, de « prendre le monde sous le bras ».

La réalité que j'ai entrepris de peindre est issue de l'intime, qu'il s'agisse de celle des zones urbaines et suburbaines, des portraits de proches ou d'artistes qui m'influencent. A partir de photographies prises par mes soins ou collectionnées, un dialogue s'établit entre mon univers intérieur et mon environnement. J'écoute attentivement les conversations entre les ciels nuageux, les végétaux et la géométrie tendant vers l'abstraction des grands immeubles, la fresque de style « Bauhaus » d'une cheminée d'usine, les gammes étendues de gris et de bruns, ravivées par les accents de couleurs crues des signalétiques et des affiches publicitaires...

comme je rends hommage aux personnes qui nourrissent mon travail, en élaborant mon « Panthéon ».




Arnaud Bergeret

Je travaille autour des rapports intimes qu'entretiennent aujourd'hui le réel et sa représentation. Intimes parce qu'aujourd'hui les systèmes de communication sont des machines à rendre passifs et uniformes.

La représentation de la réalité se révèle trop souvent spectaculaire et simplificatrice.

En interrogeant la façon de montrer, je n'impose pas de réponse, ne propose pas de manière de vivre ou de percevoir, mais tente d'entretenir l'équivoque.

Cette équivocité traduit l'ensemble des possibles... la volonté de dépasser une perception confortable et guidée par ceux qui donnent à voir.




Ghyslain Bertholon

«Ghyslain Bertholon fait partie de ces artistes pour lesquels l'oeuvre ne saurait être que l'inscription de leur propre « espace-temps ». Cela signifie que l'art n'a pour lui de sens que s'il permet de rendre compte des relations qui le constituent,

relations avec « les autres », les proches ou les rencontres occasionnelles de sa vie sociale, les vivants ou les disparus (par exemple les maîtres du passé), ou encore relations avec les instruments qui permettent aujourd'hui de maîtriser

et de compter le temps (horloges, satellites...) ou qui produisent le simulacre d'une mémoire collective (la télévision, le cinéma et les images des médias).»




Nathalie Bibougou

Les grandes toiles de Nathalie Bibougou, vous commencerez par les regarder de loin. Aussi grandes que le spectateur, voire plus, elles en imposent et vous tiennent d'abord à distance. Vous avancerez vers elles lentement,

comme fasciné, aimanté, puis vous vous arrêtez à quelques mètres.Ses portraits dévoilent, révèlent, ils ne percent pas l'intimité du sujet de manière indiscrète, mais ils le laissent s'épanouir, s'offrir à nous.




Filomena Borecka

Filomena Borecka créer les dessins au crayon multi-couleur qui peuvent atteindre d'assez grande dimension, les sculptures sonore et récemment ces deux médians se réunissent en un dans la pièce "Mysterium Conjunctionis"

un dessin 3D, qui est présenter dans l'exposition. L'idéal de la sculpture que nous pouvons observer de tout les pointes de vue parce que elle tourne

imperceptiblement dans sa dualité. La pièce est inspiré par l'alchimie où les forces antagonistes arrivent à se relier et se (pro)créer. ....




Jean Denant

Ce projet vidéo agit par le détachement de l'auteur à laisser "la machine" esquisser son point de vue. Jean Denant propose ainsi une sorte d'instantané ,

une vision poétique, humanisé de ces géants mécaniques qui peuplent nos citées. Une autre façon de percevoir notre monde.




Isabelle Fremin

Série de 7 pouces taillés à l'opinel à l'extrémité d'un bâton, montés sur culbuto. Le champ arbore ses germes aux extrémités androïdes dans un mouvement ample et souple.




Gabriel Hernández

Le travail de Gabriel Hernández peut s'incarner sur divers supports et dispositifs : pièces chorégraphiques, photographies, films, livres, installations, performances. Parmi ses propos : le travail autour de la figure de la marche. Il s'agit d'actions qui évoluent dans des paysages urbains ou naturels à travers des protocoles qui mettent en interaction un corps et un sol en réactivant un territoire. L'oeuvre résultante est proposée au public sous forme de documents, photographies et films.




Laura Gozlan

Dans Daddy wants to go home tout est affaire de figure guerrière. La présence du renard apprivoisé fait écho au « Foxhole », cette ornière boueuse dans laquelle le tireur fait le guet.

La léthargie des personnages institue l'enlisement du conflit comme un état parabolique du monde.

Laura Gozlan, Daddy wants to go home, vidéo, 2010




Jean-Christophe Kerourédan

Ces dessins constituent, davantage qu'une série, une suite. Le choix d'une couleur vive, orangé-rouge, les formes très nettes des cercles, des rectangles et des autres figures géométriques qui parsèment la feuille évoquent les gommettes colorées d'un jeu d'assemblage ou de construction. On comprend que ce jeu repose sur la perception de formes, ce qu'indique également le choix de la suite.

Il s'agit bien d'une suite logique, perceptive, qui implique un regard actif du spectateur appelé à déterminer le rapport de succession entre les différents dessins. Cette série de formes géométriques disposées sur un dessin pourrait évoquer, sous les couleurs vives, un processus mécanique - des "dessins industriels" en quelque sorte, "faits à la chaîne", au pochoir par exemple, esquissant une réflexion sur les limites du médium. Cette dimension mécanique tapie sous un apparent ludisme, est une caractéristique du travail de Jean-Christophe Kerourédan.

autre création :Granit 2007 350x100x10 réalisé pour Yeongwol en Corée



Jorge Quijano

« Icône floue » est une oeuvre qui appartient à une série où l'on questionne la reproductibilité visuelle du point de vue de la matérialité pâteuse de la peinture à l'huile.

Il s'agit de la problématique picturale face à la spécificité de l'univers numérique, au pixel. Un univers qui est si présent dans la vie quotidienne.




Delphine Lecamp

Bob-Dylan-est-Mort- / "Bob Dylan est mort" une paire de Ray Ban géante (140 x 50 x 30 cm) en métal et titane.


Emeric Lhuisset

Emeric Lhuisset déplace le processus de création en l'articulant à la notion de risque. Avec Exote, il crée dans des conditions de survie : en Sibérie orientale (2009), au coeur de l'Amazonie (2006),

en Colombie avec les FARC (2006), à Kaboul ou dans des zones tribales du Pakistan (2004). L'essence de ce travail n'est donc pas spécialement politique, quoiqu'il puisse le devenir selon le morceau du monde auquel il s'accroche et qu'il investit en profondeur, observe et analyse.




Sebastien Loghman

Sebastien Loghman nourrit son parcours artistique d'expériences diverses : réalisation de films, composition musicale, création numérique

Au fil de ses productions, il installe des univers souvent ambivalents et sophistiqués. Il met en scène la notion de recul face à une situation, en jouant sur les niveaux d'interprétation, les échelles, la polysémie. Entre action et observation, une tension se crée.

Les films de Sebastien Loghman sont visibles en festivals, en expositions et à la télévision. En 2009, son dernier film 'Cantor Dust Man' a reçu le prix CANAL+ du 24e Festival du film court de Brest.




Sylviane Masson

L'image au sol d'un tuyau d'arrosage invite le spectateur à se laisser happer par le récit inquiétant d'un accident survenu lors d'une étrange partie de ping-pong. Dédoublements, heurts, vertiges : les mots peinent à fixer ce que les images recèlent.

Partie de ping-pong, 2010 Installation au sol



Antoine Miserey

Dans mes vidéos, je développe de courtes histoires.Entre désir d'abîme et quête d'une paix intérieure insaisissable, la technique que j'emploie pour travailler les images s'apparente à un «bricolage sauvage».intense et habité, influencé par un cinéma expérimental, j'interroge l'image, et j'y exploite le potentiel plastique, politique et fictionnel.




Benoît Pingeot

une nature morte ... classique !

une tete vivante ... primitive ! euh ... une nature vivante et une tete morte ... Je ne sais plus ... "Duchamp vient m' aider !" Victor Brauner aura toutes les réponses puisqu' il tète à la pomme socialiste ! Etant donné ...




Romain Rambaud

Les sculptures sont le constat d'un monde environnant comme une collision d'objet. Ce travail se réalise en effet par le prélèvement d'éléments variés du paysage urbain ou naturel pour en transformer la perception et pour trouver un point d'équilibre entre la réalité et son modèle de fiction.




jean-marc Savic

performance The essential human _ a space of disappointment

Dispositif`

La performance consiste en une course statique sur tapis motorisé, au cours de laquelle je lis un texte, tout en produisant un environnement sonore live, à l'aide d'un dispositif électronique.
Le texte est une production personnelle interrogeant la dimension manipulatrice de la rhétorique, et elle s'inscrit dans une volonté de dénoncer un contexte de contrôle politique plus général, tendant à cultiver cette nouvelle esthétique ultra libérale d'oubli généralisé de soi et donc de la figure de l'autre.


Cette performance questionne le rapport entre conférence et spectacle, et tend à fragiliser le pouvoir, l'autorité du discours anthropocentrique et du langage.
La présence physique du corps animal qui court est à envisager comme une fragilisation des processus de transmission du savoir.
La course est pour moi un déplacement de responsabilité. C'est une fuite percussive, une sortie du temps vers un autre temps. La course est une fiction d'anticipation, elle devance le temps marché de la pensée.
C'est une fuite en avant, une rentrée en dedans.
La course nous plonge dans une pulsation cardiaque, pure production animale qui fabrique sa propre force.....

Extrait texte performance

« Les animaux ne sont pas des personnes. Les animaux ne parlent pas de leur vie.

...........................L'autobiographie semble être la frontière entre l'animal imaginaire et l'animal symbolique....................... Bientôt, les chaînes de télévision nous enverront un décodeur bio digital à brancher sur notre ordinateur portable intra dermique, afin de puiser dans notre cerveau les ondes électriques résiduelles de notre activité de plaisir hypnotique, sous la forme d'une information numérique encodée à envoyer par Internet sur des serveurs à vie autonome et à gestion immatérielle "out of control". Un abonnement adapté à nos ressources financières et mentales nous permettra en retour, d'activer notre kit de connexion interne afin d'exploiter nos nouvelles fonctions d'organisme autotrophe, qui mange sa propre chair se sécrétant à l'infini................................La solution comme forme sculpturale la plus ferme de la pensée humaine est un espace de la déception.............................. Les chercheurs en intelligence artificielle exploitent la simplicité du corps de l'animal pour résoudre les problèmes complexes de Sapiens..................................... Une population est un tableau d'individus......................................La démocratie est notre récompense.... »



Sandra Schmalz

C'est une peur de l'inconnu qui semble continuer à alimenter de l'opinion public en faveur de l'omniprésence d'une optique tendancieuse sur les banlieues parisiennes.

Mais encore une fois comment est construite la banlieue au juste ? La banlieue ne peut être réduite au cliché de cette "terra incognita" misér-able que la presse et les médias français trouvent fascinante comme topos d'explication simplificateur et dont la dialectique gratuite émerveille souvent les énoncés politiques.




Sarah Trouche

Sarah Trouche présentera des photographies et vidéos de performances réalisées à Tel Aviv lors de deux semaines de résidence en janvier 2010

Elle présentera aussi une performance le soir du vernissage




ZELLER Siegfried

« Hi ! », ça veut dire « Salut ! » en cow-boy. Salut, je me casse. Dit en français avec l'accent américain, ça fait « aïe ». Sinon ça peut faire « Hîîî» si c'est crié sans accent.

Dans les films de peur, ça serait le cri de la fille, pas l'interminable de « Psychose », plutôt le cri court et répété pendant l'assaut des « Chiens de paille » de Sam Peckinpah.

« Hi ! », 2010, installation.




Brankica Zilovic

Tout dans l'oeuvre de Brankica Zilovic, joue des contradictions entre tension et bouillonnement, entre rigueur et improvisation. Les grands dessins "déjà vues" et "un panoramique parfait" étendent avec soin et préciosité, la longueur d'un parcours contrôlé, tout en créant par leur matière, le fil tendu d'une traversée de l'espace. artiste hors normes, elle donne à voir et à sentir au fil de ses pages brodées, l' apparence classique de son univers, tout en déconstruisant, par l'originalité de la filature de son mode d'expression, une "naturelle" qu'elle invente au fil de l'eau, en nous offrant (à tous) le plaisir d'y naviguer.




»LOCALITA« ( Foldi, Hommet, Steins )

Entre 1993 et 1994, Augusto Foldi, Fabien Hommet et Herman Steins réunis sous le nom de »LOCALITA«, réalisent en une année et grâce à un dispositif d'interventions publiques portatif, un programme de 150 expositions à travers l'Europe, ce CV donnant naissance à la première biographie d'artistes conçue comme une oeuvre d'art.



Pour retrouver les textes entiers et leurs auteurs allez sur les sites des Artistes...



le Teaser du film :
"Jeune Création Jeune Peinture"
de Claude Yvans & le comité Jeune Création 2009
5 MN
le film dure actuellement 1H 36


LE FILM "JEUNE CREATION JEUNE PEINTURE"
réalisé par Claude Yvans et le comité Jeune_Creation 2007/8/9
2 heures de films sont réalisés en 2007/08/ 09
1 version de 52 mn sera présenté a cette occasion sans ordre temporel,l'histoire de cette aventure associative avec :

Buren /Erro /Fromanger /Boltanski / Raynaud / Stampfli / V L P / Katerine Louineau / Jean-Luc Chalumeau /Francis Parent / Bernard Rancillac /Christian Gattinoni / Claude Lazar / Michel Dupré / Julio Le Parc / Joel Ducorroy / Daniel Daligand / Michelle Katz / Christine Jean / Fadia Haddad / Danièle Gibrat /Pierre Marie Ziegler / Herman Steins / Augusto Foldi / Hans Bouman / Alin Avila / Jacques Bosser / Eric Joly / Jean-Michel Hequet Vudici / Bruno Supervil / Bruno Heuline / Esther Ségal / Caroline Lejeune / Marie Sallantin / Francoise Monnin /Eugénie Dubreuil / comité Jeune Création : Siegfried Zeller / Sylviane Masson / Gabriel Hernandez / Agnès Aubagne / Nathalie Bibougou / Jean-Christophe Kerourédan / Aurélie Slonina / Aurélie Tomas-Bouil /Benoit Pingeot / Sophie Froment / Pablo Gonzalez-Trejo Karem Arrieta / Emeric Lhuisset / Sébastien Loghman / Fabien Villon / Iseo / Hop la nous vivons / C° tHEL danse (Virginie Cincet,D.Fazio,M.Fossati,J-C Kerourédan,G Hernandez)



Les Animateurs de l'Espace : Yvon Mutrel / jean Marc Sicard / Claude Yvans / Piel

Tel 09 65 29 30 23 / 06 81 82 16 86






Nery Marino a le plaisir de vous inviter au vernissage de l'exposition consacrée à



MUTREL
"Les manières blanches"



oeuvres sur papier Colombe des papeteries Larroque

Samedi 30 janvier 2010 de 18à 21 heures.
Exposition du 30 janvier au 27 février 2010 du mardi au samedi de 13 à 18h
8, rue des Coutures Saint Gervais 75003 Paris 01 48 87 49 75

galeriemarino@wanado.fr et www.artameriquelatine.com

dossier de presse disponible ici (dossierdepresseNMarino.pdf)



Le blanc, pour Yvon Mutrel, dans les manières blanches n'est ni l'alpha et l'oméga de sa recherche (comme le noir l'a été pour Soulages), ni même une finalité abstraite, comme s'il procédait par effacement de la couleur. Au contraire : c'est le blanc qui les révèle ou qui révèle leur absence quand il parvient à la monochromie. Ses gravures à "la manière blanche" représentent la faculté de créer différentes strates dans l'épaisseur du papier. Il les transforme donc en "tableaux reliefs". Elles reposent sur le principe de l'horizontalité. Elles procurent à première vue l'impression qu'il a un penchant pour un dispositif géométrique rigoureux. Quand on prend le temps de les observer et de les pénétrer, force est d'admettre qu'elles révèlent des variations très subtiles de lignes et de plans parfois colorés par de rehauts au crayon de couleur. Elles sont sous-tendues par une poétique d'une grande finesse, qui ne cesse de révéler les strates d'une pensée esthétique originale, profonde et surtout ludique. Constructiviste en apparence, Yvon Mutrel, fait apparaître la vérité de sa lumière dans un exercice à la fois savant et sensuel de la matière et des formes qu'il lui impose.

Gérard-Georges Lemaire